Personnellement, je pense qu’il ne faut pas exercer le pouvoir trop longtemps ; Ahmadou Ahidjo

36 ans d’inertie, de prédations économiques, de  crimes, de décadence économique: ça suffit!

Ces Vieillards qui gouvernent le Cameroun

Au Cameroun de Paul Biya

Portrait de Paul Biya

Un pays en Guerre

Un président paresseux et en Vacances

Les Avocats Anglophones Brutalisés

Le règne de l’arbitraire

Une armée qui torture et assassine

Crimes et Assassinats du Régime Biya

Témoignages

  • « Les services publics sont en voie de paralysie. Des bureaux de poste, par exemple, dans certaines grandes villes, ont été transformés en buvettes et les fonctionnaires refusent d’accueillir les usagers ou les rabrouent, à moins qu’ils ne les rançonnent. (...) Le système hospitalier adéfinitivement sombré dans le gouffre de la gabegie » in   « Quand Paul Biya fait une ouverturevers Mongo Beti, c’est une chaussetrappe », Peuples Noirs Peuples Africains,n°46, Paris, 1985.

    MONGO BETI Ecrivain
  • Hervé Emmanuel Nkom

    «M. Biya est l'incarnation vivante de l'incapacité à gouverner»

  • « Le Cameroun semble échapper à toute catégorie de l’entendement. Ce qui arrive à ce pays relève de “l’inimaginable”,de “l’incroyable” et de “l’impossible”.Tout se passe, en définitive, comme si, sous le règne de M. Paul Biya, le Cameroun tout entier avait basculé dans le “hors-norme”,la“déraison” ou la “folie” »,

    Jean-Marc Ella Théologien et Sociologue
  • Quand Mongo Beti décide d’écrire une petite biographie de Paul  Biya : « (…) on lui a dit que bafouer la morale en politique est le fait des grands hommes d’Etat ; il l’a cru, à tort bien sûr. Paul Biya ne serait de toute façon que le Machiavel du pauvre et de l’analphabète. Le cynisme sans la profondeur de méditation, la pénétrante intuition des plus lointains horizons, n’est qu’un travers de médiocre, la mesquinerie d’un fantoche, cette malédiction africaine. Ce ne sont pas les vingt ans passés à lécher les bottes d’Ahmadou Ahidjo qui lui auront donné le courage de la lucidité, ni encore moins sa longue formation sous la férule d’une congrégation de missionnaire stupidement rétrograde. Jeune étudiant, à cet âge où d’autres trépignent d’enthousiasme créateur, d’ambition compétitive, il opte, lui, pour la seule grande école française où l’on entre sans concours, l’Ecole nationale de la France d’outre-mer (ENFOM) ; elle forma longtemps à l’usage des colonies africaines des administrateurs blancs pétris d’arrogance, mais compétents ; désormais, elle produisait de hauts bureaucrates accroupis, les sommités creuses dont le néo-colonialisme avait besoin. Durant son séjour en France, il ne connaitra guère que les allées d’un campus, en plus de la chambre où il restera toujours terré à une époque où il ne se passait point de mois, guère de semaines sans une grande manifestation d’étudiant anticolonialistes ans Paris – ce qui ne l’empêchera pas, une fois nommé président par son prédécesseur, de répandre des rumeurs trop flatteuses pour être catholiques sur son passé militant… » Mongo beti, Lettre ouverte aux Camerounais ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobe, Yaoundé, Editions Peuples noirs, 1986, 131 p.

    MONGO BETI Ecrivain
  • "Les pratiques irrationnelles des responsables camerounais sont cependant aussi encouragées par le fonctionnement arbitraire et la stratégie souvent incompréhensible de Biya: l’impossibilité de se fier à son mérite et à ses compétences pour avoir un poste de responsabilité,ou tout simplement « réussir » socialement, oblige à imaginer d’autres voies et logiques.Des groupuscules ésotériques se sont ainsi constitués et sont devenus,pour certains, d’importants réseaux d’influence et de recrutement pour le pouvoir. « Vous voulez un poste de responsabilité dans la fonction publique?Vous voulez entrer au gouvernement ou alors devenir un grand directeur général d’une société?Désormais au Cameroun, pour avoir un haut poste de responsabilité,accéder au pouvoir social et devenir riche, la voie connue de tous est celle des cercles mystico-magiques »" Au Cameroun de Paul Biya

    Fanny Pigeaud Journaliste, écrivaine
  • "Les longs séjours suisses de Paul Biya ont amené ses compatriotes à le surnommer « le vacancier », « le roi fainéant » ou à railler la formule officielle utilisée pour annoncer ses départs «pour un bref séjour privé en Europe »: à son retour,ses détracteurs le disent ainsi « en court séjour privé au Cameroun ». Il est difficile pour les Camerounais de voir ses réalisations et de connaître la nature de ses activités. Il préside en moyenne un seul conseil des ministres par an et souvent moins. Certains de ses ministres ne le rencontrent jamais. Les rares rendez-vous marqués sur son calendrier sont très souvent reportés ou supprimés, sans explication. En 2005, Biya a ainsi annulé, à la dernière minute, la visite d’État qu’il devait effectuer au Japon. Il en est de même pour les événements qui nécessitent son approbation:d es «états généraux de la communication » annoncés pour le 10 octobre 2010 ont été reportés, Étoudi n’ayant pas réagi pour marquer son accord à leur tenue. Plus surprenant, les élections législatives de 2002 ont été,après un premier report de six mois, différées d’une semaine alors que les bureaux de vote... étaient déjà ouverts.De nombreuses décisions sont aussi prises au bout de plusieurs mois, ce qui aboutit à des situations incongrues. Début 2011, un décret présidentiel a ainsi nommé un mort comme sous-préfet dans le département du Nkam: l’homme était décédé en mai 2010, c’est-à-dire entre le moment – février 2010 – où les textes de nomination ont été portés à la présidence– et celui où Biya les a finalement signés,en janvier 201141. Biya ne participe que très rarement aux rencontres internationales et encore moins à celles qui réunissent ses homologues africains. C’est de manière très exceptionnelle qu’il a été présent au sommet annuel des chefs d’État de l’Union africaine (UA, ex-Organisation de l’unité africaine) organisé en juin 2011 en Guinée équatoriale. Il n’avait pas assisté à une telle réunion depuis 1996, date à laquelle ce rendez-vous s’était tenu au Cameroun. Il n’avait même pas daigné participer à celui de 1997 à Harare, où il aurait pourtant dû passer le relais de la présidence de l’organisation,qu’il venait d’assurer pendant un an." Fanny Pigeaud, Au Cameroun de Paul Biya

    Fanny Pigaud Journaliste, écrivaine
  • "Paul Biya s'est révélé incapable de mettre en pratique, si peu que ce soit, le moindre de ses slogans, qu'il s'agisse de l'austérité, de la moralisation ou du renouveau. Après bientôt quatre années de pouvoir et de remue-ménage de simple rhétorique, le nouvel autocrate n'a mis à son actif aucune réelle réforme. Autrement dit, il se trouve enserré dans un noeud de contradictions qui le condamnent à la paralysie. Son drame montre que rien ne peut être changé aujourd'hui au Cameroun sans faire face à cette marée marécageuse qu'est la corruption.De quelque côté que le pauvre Paul Biya se tourne, il s'aperçoit qu'il doit l'affronter, y compris et peut-être principalement dans la personne de ses proches, s'il prétend offrir quelque crédibilité" Lettre Ouverte aux Camerounais, 1986

    MONGO BETI Ecrivain
  • " Un vrai président voudrait ensuite gagner le respect de ses concitoyens en se faisant élire librement, s'il ne l'est déjà. Il n' y a rien eu de sérieux jusqu'ici, n'en déplaise aux griots, dans les élections organisées par les dictateurs de Yaoundé, et aucun homme politique respecté n'a pu en sortir. De tels dirigeants n'ont point d'autre charisme que les polices qui assassinent et l'armée qui écrase. Il y a des élections libres lorsque les candidatures sont spontanées, diverses et rivales; encore faut-il que le citoyen puisse entrer sans contrainte dans l'isoloir et choisir en son âme et conscience l'homme ou la femme qu'il juge le meilleur pour la charge publique concernée. S'accrocher aux pratiques de fraude et de terreur du parti unique, c'est avouer qu'on redoute la libre compétition, parce qu'on n'est pas le meilleur" Lettre ouverte aux camerounais, 1986

    MONGO BETI Ecrivain
  • " Le jour où Paul Biya a été désigné par un Ahmadou Ahidjo pour continuer la politique de servitude définie in aeternum il y a trente ans par Louis-Paul Aujoulat, leur maître en commun , Ruben Um Nyobè ne fut-il pas assassiné une deuxième fois? Cette deuxième mort ne fut-elle pas une mort de trop, celle qui ne pouvait pas rester impunie?"

    MONGO BETI Ecrivain
  • " Une réconciliation nationale postule deux préalables. D'abord Paul Biya devra s’effacer. Outre le sang de citoyens trop souvent innocents que son impéritie a fait couler, il s'est révélé un dirigeant trop aboulique, protéiforme, sournois et, en définitive,trop docile aux volontés de Paris pour favoriser par sa présence à la tête de l'Etat une coopération confiante au sein d'un gouvernement de conciliation ou les nécessaires relations d'estime et de respect mutuel entre ce dernier et une population aujourd'hui gorgée d'amertume et désenchantée" , Lettre ouverte aux camerounais, page 124

    MONGO BETI Ecrivain
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